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Quand les explorateurs français et anglais ont découvert pour la première fois, à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, ce qui deviendrait éventuellement le Canada, ce fut le point de départ d’une longue période de colonisation et de compétition. La première colonie permanente fut établie en 1604 lorsque Samuel de Champlain a fondé les premières colonies dans la région de la baie de Fundy. Cette région devindrait l’Acadie, mais sa colonisation fut ralentie par la guerre et les querelles avec les Britanniques au sujet des terres.
Sujets abordés dans cette section :
Les établissements autochtones
La découverte du Canada par les Européens
L’Acadie : la première colonie française (1604 – 1758)
Louisbourg
Autres documents intéressants ou importants
Les établissements autochtones
Les peuples autochtones vivaient dans ce qui est aujourd’hui le Canada bien avant l’arrivée des Européens sur ses rives. Les archéologues croient que les autochtones de l’Amérique du Nord sont originaires de l’Asie et auraient traversé le pont de terre reliant la Sibérie et l’Amérique du Nord au cours de la période glaciaire. Les scientifiques estiment généralement que les premiers autochtones auraient vécu au Canada il y a environ 10,000 à 13,000 ans. Certaines tribus autochtones croient cependant que la vie sur terre a débuté avec leur création en Amérique du Nord et rejettent totalement la notion qu’ils auraient immigré ici à un moment donné.
La découverte du Canada par les Européens
Les Européens ont d’abord découvert la côte est du Canada en 1497 lorsque l’explorateur Jean Cabot a revendiqué soit Terre-Neuve soit l’île du Cap-Breton au nom de l’Angleterre. Cette découverte mena à l’ouverture de nouveaux lieux de pêche à la morue et à la baleine sur la côte est qui attirèrent les pêcheurs anglais, français, espagnols et portugais. Ces deux derniers groupes allaient cependant s’intéresser davantage à l’exploration des régions côtières situées plus au sud.
Puis les Français envoyèrent l’explorateur Jacques Cartier en 1534 et en 1535 dans l’espoir d’établir une présence à l’intérieur de cette région. Six ans plus tard, il est revenu pour une troisième fois dans la région et fonda une petite colonie à proximité de la ville actuelle de Québec. Mais, la colonie n’a pas survécu aux rigueurs de l’hiver. La France a décidé d’abandonner la colonie à l’exception de quelques pêcheurs et commerçants de fourrures qui y sont demeurés.
L’Acadie : la première colonie française (1604 - 1758)

Droit d'auteur/Source
En 1603, Pierre de Monts a reçu du roi de France, Henri IV, le monopole de la traite des fourrures en Nouvelle-France. Mais, en retour, il était maintenant responsable des deux tâches suivantes :
Samuel de Champlain a dirigé la première mission de colonisation dans une région que les Français appelaient Acadie. En 1604, il s’est établi sur l’île Sainte-Croix (Dochet Island), sur la frontière actuelle entre le Maine et le Nouveau-Brunswick. Mais cette colonie échoua en raison des rigueurs de l’hiver qui commença tôt en octobre 1604, tuant près de la moitié des colons.
L’année suivante, Champlain s’est établi à Port-Royal, dans la baie de Fundy. Cette colonie échoua également et les lieux furent abandonnés en 1607.
Le site de Port-Royal fut rétabli à deux reprises, en 1610 puis au début des années 1630. Bien que la France avait obtenu la possession du lieu par un traité en 1632, les Britanniques et les Français se le disputeraient tout au cours du XVIIe siècle.
En 1713, la France céda la majeure partie des terres et des droits de pêche sur la côte est à la Grande-Bretagne par le traité d’Utrecht, avec l’exception de l’île Royale (Cap-Breton), l’île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) et les îles Saint-Pierre et Miquelon.
| En général, durant les années 1600 et au tout début des années 1700, la Grande-Bretagne porta peu d’intérêt à la colonisation de la région qui deviendrait l’Est du Canada. Ses activités se limitèrent à quelques ports de pêche et avant-postes situés le long de la côte de Terre-Neuve. Les Britanniques s’intéressaient davantage à la colonisation des terres situées au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse – la région qui deviendrait les treize colonies puis, plus tard, les États-Unis. Pour sa part, la population de Terre-Neuve resterait clairsemée jusqu’au XIXe siècle, quant les contacts européens sur l’île anéantiraient la nation des Béothuks
qui y vivaient. |
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Louisbourg

Droit d'auteur/Source
Les Français allaient faire de Louisbourg, sur l’île Royale, un avant-poste militaire et commercial pour la traite afin de contrer la nouvelle présence britannique dans la région après le traité de Ghent. Avant 1740, Louisbourg était devenu une garnison importante renfermant 2,000 personnes dont 600 soldats.
Mais en 1755, puis de nouveau en 1758, Louisbourg fut saisi par le lieutenant-gouverneur britannique, Charles Lawrence. Il déporta la plupart des Acadiens vers la Nouvelle-Angleterre, qui fait aujourd’hui partie des États-Unis. Environ le tiers de ces gens sont morts à bord des vaisseaux durant leur déportation.
Cependant, beaucoup de ces Acadiens ont réussi à s’échapper et à se réinstaller dans des régions situées aujourd’hui dans le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard.
Par contre, Louisbourg fut complètement détruit en 1760. Lawrence a émis une proclamation offrant la colonisation des terres acadiennes aux colons britanniques, dont beaucoup sont venus de la Nouvelle-Angleterre. Une partie des terres, surtout sur l’île Cap-Breton et l’Île-du-Prince-Édouard, furent données aux amis de la Couronne britannique.
Autres documents intéressants ou importants
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