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Cette section traite de la période suivant les
rébellions de 1837 et de 1838. Au cours de la décennie
qui a suivi, on s'est rapproché progressivement du gouvernement
responsable, qui est enfin devenu une réalité
en 1848.
Sujets abordés dans cette section :
Le rapport Durham
La réaction : Grande-Bretagne
La réaction : Bas-Canada
La réaction : Haut-Canada
La voie de l'avenir : les instructions de Sydenham
L'Acte d'Union de 1840
Régression
Lord Elgin amène un nouvel espoir
L'émergence du gouvernement de cabinet
Le gouvernement de cabinet responsable mis
à l'épreuve :
Lord Elgin adopte le Bill des pertes de la rébellion
L'évolution du gouvernement de cabinet
Autres documents intéressants ou importants
Le rapport Durham
Le rapport Durham a suscité la controverse dans tous les
milieux et a confirmé la réputation de radical de
Durham.
Le rapport penchait fortement en faveur de la population anglaise
des Canadas et formulait un certain nombre de recommandations. En
voici l'essentiel :
- L'union du Haut-Canada et du Bas-Canada.
- Le gouvernement
responsable, dominé par les habitants anglais des Canadas.
- Le contrôle par la colonie des affaires intérieures
(mais dans un sens très limité).
- L'assimilation de la population francophone.
Le rapport formulait également des recommandations sur diverses
questions comme le peuplement et la concession des terres.
La réaction : Grande-Bretagne
Le secrétaire de la guerre et des colonies, Lord
John Russell, n'était pas prêt à accepter
la proposition de gouvernement responsable. Il était d'avis
que cela revenait à céder aux intérêts
de rebelles violents et que le conseil colonial ne devrait pas être
en position de conseiller la Couronne.
La réaction : Bas-Canada
Beaucoup de Canadiens français ont été outragés
par la recommandation de les assimiler et par l'insinuation qu'ils
n'avaient pas de culture ou d'histoire. D'autres s'opposaient à
la réticence de Russell à leur accorder le gouvernement
responsable.
En général, toutefois, la population du Bas-Canada
était devenue apathique après l'échec des rébellions.
Le support du statu quo par le clergé a également
eu un effet.
La réaction : Haut- Canada
Dans le Haut-Canada, les réformateurs étaient enthousiasmés
que le rapport exige le gouvernement responsable. La classe dirigeante
conservatrice était moins impressionnée, bien qu'elle
appuyait l'union.
La voie de l'avenir : les instructions de Sydenham
En prévision de l'Acte d'Union, le gouvernement britannique
a cherché à s'assurer que le nouveau gouverneur général,
le baron Sydenham,
agirait en fonction des principes recommandés par Durham.
Russell a ordonné à Sydenham de tenter d'obtenir l'accord
des deux provinces à l'union.
Ses pouvoirs de gouverneur sont restés très semblables
à ce qu'ils étaient avant les rébellions, mais
on l'a prévenu d'agir à l'encontre de l'Assemblée
législative seulement après " les plus sérieuses
délibérations ".

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L'Acte d'Union de 1840
Les deux Canadas ont été réunis en 1840. Les
modalités étaient décidément injustes
pour le Bas-Canada : il devait aider à rembourser la dette
de 1,2 millions £ (il avait une dette très faible)
et on le restreignait à cinquante pour cent des sièges
au sein de la nouvelle Assemblée même si sa population
était beaucoup plus importante.

British North America, 1840
Régression
Sydenham a fait de son mieux pour agir conformément à
l'esprit de ses instructions. Il est devenu son propre premier ministre
et a formé un cabinet avec des hommes compétents.
Cela a bien fonctionné pendant les années fragiles
qui ont suivi les rébellions.
Après Sydenham, Sir
Charles Bagot a essayé d'aller plus loin. Le gouverneur
suivant, Sir
Charles Metcalfe, a toutefois annulé ses efforts. Metcalfe
n'acceptait pas que le gouvernement responsable fût possible
au Canada et des conflits ont éclaté à nouveau.
S'ajoutait à cela la réticence de Russel en Grande-Bretagne,
qui croyait impossible qu'un gouverneur soit à la fois responsable
devant son suzerain et devant une législature locale.
Lord Elgin amène un nouvel
espoir
Lord Elgin
a remplacé Metcalfe après qu'un changement au gouvernement
britannique amène au pouvoir un gouvernement davantage en
faveur des réformes. Earl
Grey, le nouveau secrétaire d'État pour la guerre
et les colonies, a clairement indiqué que la Grande-Bretagne
n'avait aucun intérêt à exercer plus d'influence
dans les colonies que ce qui était nécessaire pour
empêcher les colonies de se nuire entre elles ou de nuire
à l'empire dans son ensemble.
L'émergence du gouvernement
de cabinet
La Nouvelle-Écosse a été la première
à profiter de cette nouvelle politique. En 1847, le gouvernement
a été vaincu et un nouveau gouvernement dirigé
par Joseph Howe a été formé en février
1848. Au Canada, les réformateurs Robert
Baldwin et Louis
LaFontaine ont formé un nouveau Conseil en mars 1848.

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Le gouvernement de cabinet responsable
mis à l'épreuve :
Lord Elgin adopte le Projet de loi des pertes de la rébellion
La première véritable épreuve du nouveau système
s'est présentée en 1849. Le Projet de loi sur
les pertes de la rébellion visait à indemniser
les personnes de ce qui avait été le Bas-Canada pour
les dommages découlant des rébellions. Il suscitait
la controverse parce que les Tories objectaient que beaucoup des
demandeurs étaient d'anciens rebelles. Ce projet de loi a
été bien reçu par les Canadiens français
mais les éléments britanniques s'y sont opposés
si farouchement qu'ils ont attaqué Elgin et incendié
l'édifice du Parlement à Montréal.
Le gouvernement responsable a de nouveau surmonté une épreuve
en 1859 lorsqu'un droit
protectionniste proposé par la législature du Canada
a menacé des intérêts commerciaux britanniques.
Le droit a fini par devenir une réalité.
L'évolution du gouvernement
de cabinet
Durham escomptait que l'Acte d'Union de 1840 affaiblisse
le pouvoir des partis canadiens-français. Il a eu l'effet
opposé : aucun gouvernement ne pouvait être formé
sans l'appui d'un des partis canadiens-français.
Par conséquent, il a fallu peu de temps pour que l'on révoque
le caractère unilingue anglais de l'Assemblée et pour
instaurer un système de co-premiers ministres. Puisque les
alliances étaient parfois improbables et que des problèmes
les brisaient souvent, les gouvernements ne duraient pas longtemps.
En fin de compte, cela a commencé à ébranler
la confiance des gens en l'union des provinces.

Droit d'auteur/Source
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Louis-Hippolyte LaFontaine a insisté
pour parler français à l'Assemblée
de la province du Canada, malgré que la
langue officielle soit exclusivement l'anglais.
En fin de compte, le gouvernement a cédé
et a changé l'Acte d'Union de façon
à autoriser l'utilisation du français
à l'Assemblée.
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Autres documents intéressants
ou importants
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